MVILLAR.jpg

Monsieur le Rédacteur,

 

En réponse à un communiqué de la Majorité Départementale du Conseil Général, Daniel GERI, Maire de Villardonnel vous prie d’insérer :

Le vendredi 4 mai 2012, dernier jour de la campagne des présidentielles, le groupe « Majorité Départementale » du Conseil Général s’est fendu dans la presse locale d’un virulent communiqué qui fustigeait non pas l’action du Président de la République sortant, mais… les « actes irresponsables (sic) » de la municipalité de Villardonnel ! Sous prétexte en effet du non-lieu prononcé le 18 avril 2012, soit vingt deux jours auparavant, par le juge d’instruction de Montpellier dans notre plainte pour favoritisme, il nous est reproché pêle-mêle de « nourrir les sentiments de rejet des politiques », de « conduire aux votes extrêmes » (lesquels ?) et de recevoir des « soutiens, occultes ou pas » !

Cette volée de bois vert venait après l’affirmation que concernant notre plainte les dossiers étaient parfaitement vides. Je voudrai sur ce point rappeler simplement que la presse en son temps avait publié plusieurs documents montrant la façon plus qu’équivoque dont a été choisi l’aménageur de la ZAC de la Royale.

Parmi ces pièces figuraient un courrier du Conseiller Général du canton faisant les louanges de la société Land Bridge Capital (LBC), ainsi qu’une lettre du Président Rainaud, reprenant les mêmes termes et se portant garant de ladite société. On se souvient que ce dernier avait catégoriquement démenti en être l’auteur et avait même déclaré que sa signature avait été usurpée par l’un de ses collaborateurs. C’est pourtant ces deux interventions qui, en octobre 2006, avait persuadé la commission municipale d’appel d’offre de confier à LBC la construction du pharaonique complexe touristique de la Royale.

Quand on voit aujourd’hui l’état d’abandon du chantier avec des travaux en totale déshérence, on mesure le peu de fiabilité de ces recommandations ! Vu le rôle déterminant joué précédemment par ses pairs, j’ai à plusieurs reprises appelé à l’aide et alerté l’actuel Président du Département de la situation périlleuse dans laquelle se trouvait notre petite commune, confrontée à une ZAC aussi surdimensionnée qu’irréaliste. Mes appels sont restés jusqu’à ce jour sans réponses. Mais le voilà pressenti au ministère du tourisme, une fois à ce poste peut-être reverra-t-il son indifférence à notre égard ?

Lundi dernier, connaissant mes engagements politiques à la gauche de la gauche, certains commentateurs carcassonnais se sont étonnés que Nicolas Sarkozy soit arrivé légèrement en tête à Villardonnel. Ils comprendront aisément qu’étant donné l’attitude de ses partisans locaux à mon encontre, je n’ai pas mis beaucoup d’empressement à faire campagne pour François Hollande !

Daniel GERI

 

Dans ces deux dossiers, (comme dans de nombreux autres) la presse comme l’ensemble des médias informe ses lecteurs,  des associations  tout comme des blogs citoyens contribuent aussi à relayer et commenter cette information.

Des comptes sont en effet demandés aux élus qui nous représentent,  jusqu’à parfois, saisir la justice devant l’opacité de certaines affaires politico financières ou subsistent des suspicions de délits.

La présence de contre-pouvoirs, c’est le fonctionnement normal de la démocratie! Surtout lorsqu’on la souhaite irréprochable avec des élus exemplaires….

Jamais, un élu corrompu ne s’est présenté spontanément devant la justice en disant « condamnez moi! », même si chez nous dans une des affaires citées, un élu, Président du Conseil Général au moment des faits à dit à propos d’un autre élu: « Il a fait faire un faux…mais de bonne foi » http://anticor11.org/?p=2187

http://www.youtube.com/watch?v=733ozHkGqeQ

Alors, que des élus politiques, et fort heureusement pas tous, préfèrent une omerta totale quand un des leurs est inquiété, voire directement impliqué dans une affaire, relève d’un fonctionnement politicien qui devrait appartenir à un passé clientéliste et clanique dont les résultats électoraux prouvent régulièrement et de plus en plus les limites.

Alors vouloir faire porter la responsabilité de la perte de confiance des électeur envers les partis traditionnels et par la même la montée de partis extrémistes à ceux qui réclament la transparence, demandent des comptes et sont vigilants à l’exercice des mandats qu’ils ont confiés est à la fois facile et particulièrement scandaleux.

Ceux qui en sont resté à cette conception archaïque, vont-ils, (dans des affaires locales en instruction si à termes des condamnations sont prononcées) oser dire: « Coupables, oui, mais pas responsables…? »

Anticor11